Montreal, TRAVEL

Le rêve mais à quel prix?

5 avril 2017

Le rêve mais à quel prix ? Depuis plus de quatre ans, vous mes Gourmands qui me suivez sur Instagram lors de mes escapades culinaires entre autre et aussi au quotidien, vous avez sans doute remarqué à quel point je suis attaché à ma famille et à mes amis ? Que dis-je, les liens qui nous unissent sont comme une bouffée d’oxygène pour moi.

Je ne pensais pas un jour dévoiler ça sur les réseaux sociaux, peut-être par pudeur? Honte de me dire : « Ben tu n’as pas le droit d’être triste car tu vis ton rêve » ! » Pis je me suis dis : « Ben tu es là pour partager ton expérience, mon immigration est une expérience à raconter, même si depuis quelques jours c’est une dure épreuve ». Le fait de vivre une belle aventure ne vous épargne pas du manque de vos proches et d’être parfois triste…

Vivre à Montréal est pour moi la plus belle des choses qui ne me soit arrivée, car je vis ce rêve dont j’ai toujours souhaité, je partage tant de chose en rencontrant des personnes venues d’horizons différentes, mais depuis un mois, c’est une vraie prise de conscience pour moi, c’est une étape par laquelle chaque immigrant, du moins pas mal d’entre nous passons.

Dans ma tête de Bisounours, je me disais aussi : « Ben tu ne passeras pas par-là, tu seras fort, tu garderas ta bonne joie de vivre pour effacer tes moments « négatifs » ! ».  Pis, plus tu essaies de ne pas y penser, plus tu t’enfonces inconsciemment dans une sorte de « dépression », je dirais plus une forte tristesse qui envahit ton cœur mais à force d’essayer de la cacher par des sourires et d’autres joyeuses attitudes tu te retrouves à pleurer du jour au lendemain seul dans ton coin.

Vivre du jour au lendemain, loin de sa famille, de ses proches et de ses repères n’est pas chose facile, vivre seul c’est sûrement l’épreuve la plus intense pour moi cette année. Malgré le fait de connaître énormément de monde et d’amis ici, ils ne peuvent remplacer ceux qui t’ont vu grandir, ceux qui ont fait le Ben que je suis aujourd’hui.

Mes amis à Montréal m’apportent énormément avec leurs présences mais dans la finalité, le manque de certains moments comme se chamailler avec sa petite nièce, de danser avec sa maman comme j’aime tant le faire ou encore de prendre un café avec mes meilleurs amis, viennent te secouer et ajouter une pointe de nostalgie dans cette belle aventure.

À travers chaque expérience on en apprend sur nous-mêmes, j’ai vécu une immigration avec ma famille de l’Algérie vers la France qui était assez dure, mais mon déménagement de Marseille à Montréal est d’autant plus dur tout en étant enrichissant. Comme on dit : «  Le cœur a ses raisons que la raison ignore ».

Si vous êtes sur le point de vivre une aventure similaire, tâchez de profiter de vos proches, d’emporter avec vous des jolis souvenirs dans votre tête ça vous aidera croyez-moi. Surtout lorsque vous vous retrouvez un soir, seul, les larmes aux yeux, ces souvenirs seront là pour vous redonner le sourire.

Vivre son rêve mais à quel prix ? Ma réponse est qu’il n’y a pas de prix! Il y a juste un enrichissement humain car même si le manque vous arrache des larmes, sachez que ce sont les mêmes larmes qui coulent des yeux de vos proches car ils sont heureux et fiers de votre parcours, où que vous soyez, ils sont fiers de la personne que vous êtes. On a qu’une seule vie et dans ma petite vie pour l’instant j’ai vécu beaucoup d’émotions, de belles aventures et pour rien au monde j’appuierai sur le bouton marche arrière.

Mon épanouissement de vivre mon rêve est la clef pour combattre ces moments. Je pense que pas mal d’entre vous qui liront ce billet et avait connu une immigration, une expatriation, seul ou en famille, vous vous reconnaîtrez. N’hésitez surtout pas à partager votre expérience.

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14 Comments

  • Reply Mag 5 avril 2017 at 20 h 39 min

    Tu le sais, j’ai habité plusieurs fois à l’étranger, plus ou moins longtemps, parfois seule, parfois en couple…
    J’ai connu ces moments-là, lorsque tu loupes un moment important de la vie d’un proche ou d’un ami: une naissance, un mariage, la maladie, un moment que tu aurais aimé partagé mais que tu as « loupé ». Ces moments sont durs, certes, tu pleures, tu as envie de tout abandonner (pour ma part!) mais au final tu te relèves en te disant qu’il y a une bonne demi douzaine de gens qui rêverait d’être à ta place, de vivre là ou tu vis. Et ta vie d’expat reprend tranquillement son chemin… Je repense souvent à ces années là et je ne regrette pour rien au monde ces expériences, ces rencontres, ces odeurs, ces visages, ces paysages, chacun des moments que tu vis aujourd’hui resteront gravé en toi à jamais.
    Profites en à fond et reviens nous quand meme de temps en temps. On pense à toi de Marseille tu le sais bien ! Bisous Ben à bientot chez toi =)

    • Reply unclebens 7 avril 2017 at 1 h 28 min

      Merci mag pour tes mots réconfortants, il est clair qu’une immigration c’est pas aussi facile que l’on pense combien même on a un job et qu’on vis une belle aventure. Le plus important c’est de savoir se relever comme tu la Si bien dit et d’apprendre de nos faiblesse même si celle ci est humaine, le manque des proches c’est légitime Je t’attends avec grand plaisir ici ❤️❤️❤️

  • Reply Doudoun 5 avril 2017 at 20 h 41 min

    Ah je me demandais où tu étais passé je comprends mieux maintenant… j’ai vécu ces moments là et je les vis encore aujourdhui en ayant choisi de vivre à 400km de toute ma famille (et amis) pr construire la mienne! Les premières années furent très difficiles et encore aujourdhui presque 10ans plus tard il m’arrive de vivre ces moments que tu decris mais bien sûre sans regret puisque qu’il suffit de prendre la voiture et d’aller se ressourcer près d’eux… ouf!!! Courage à toi

    • Reply unclebens 7 avril 2017 at 1 h 30 min

      Merci beaucoup pour ton retour d’expérience, la distance quelqu’elle soit le manque de nos proches est le même, on est tous capable de partir d’avoir ce courage de vivre nos rêves pis Si on tombe une fois on se relèvera, car on sait qu’on vit la vie qu’on a choisit 🙂

  • Reply Lisa Mtd 5 avril 2017 at 21 h 05 min

    Waouh! Je me reconnait totalement. Une totale prise de conscience. Ce que tu as écrit, c’est ce que je ressent. Je suis arrivée à Montréal en Décembre pour les études. Et au début je me disais que : je suis forte, que rien ne pourrais me rendre faible.Et au final je me rend compte que je ne suis pas si forte… Mais cette expérience est tellement puissante ,belle et enrichissante que je ne suis vraiment pas déçu. Puis,on avance grâce à force que notre famille nous donne. Parce que sans elle, on ne serait pas la ! Merci pour ce magnifique article !

    • Reply unclebens 7 avril 2017 at 1 h 32 min

      Je t’en prie Merci à toi d’avoir partager ces mots et ton expérience aussi, et soit forte comme tu dis c’est l’amour et la fierté de nos proches qui nous aide à se relever 🙂 ❤️

  • Reply elladadou 5 avril 2017 at 21 h 13 min

    J’ai les larmes aux yeux…. merci pour ta sincérité merci d’être toi c’est pour ça que je suit depuis aussi longtemps !!! Sache que moi quand je partîe de chez moi je pleurais tout les soirs dans mon lit et pendant 2 mois !!!! Alors je comprend…. mais vit éclate toi sois épanoui et ta famille et tes amis seront heureux !!!

    • Reply unclebens 7 avril 2017 at 1 h 37 min

      Merci ma belle, je suis épanoui je continuerais à l’être où que j’aille ❤️ et où que la vie n’emmène ❤️

  • Reply Joëlle | Elle dit 8 5 avril 2017 at 21 h 16 min

    Tu nous fais honneur en ouvrant ton coeur de la sorte. C’est tellement normal, ce que tu ressens. Choisir c’est renoncer… Ton rêve a rayonné sur beaucoup d’entre nous, m’a apporté une réponse évidente qui ne demandait qu’à sortir et ton mal être va ouvrir les yeux à certains sur les réalités de l’immigration. Take care 😉

    • Reply unclebens 7 avril 2017 at 1 h 35 min

      c’est toujours difficile de se dire vais je trouver les bons mots pour expliquer ce sentiment sans être vu comme quelqu’un qui ne mesure pas la chance qui l’a, heureusement que tu as appris à me connaître et que les gens qui m’entourent savent que je profite et je suis reconnaissant à ce qui m’arrive mais il faut pas oublier que nous tous humain et le manque de la famille peut peser … de gros bisous ma Joelle a charles aussi ❤️❤️

  • Reply Laetitia 5 avril 2017 at 22 h 21 min

    Effectivement pour avoir vécu 5 ans et demi loin de la France (en Australie puis en Irlande), je comprends très bien de quoi tu parles. Je n’ai pas tellement connu cela la première année car j’ai eu la chance de retrouver sur place une véritable deuxieme famille mais par la suite, c’est devenu plus dur. C’est un passage obligé pour tout expat, qui devient parfois trop fort pour rester, ce fameux mal du pays inexplicable à ceux qui ne sont jamais partis.
    Ce qui est paradoxal quand tu reviens, c’est que tu ressens aussi parfois le manque d’une autre vie, les rencontres si enrichissantes mais comme on dit si bien en anglais, there is no place like home.
    Bon courage ! C’est un moment un peu difficile à passer. L’avantage aujourd’hui c’est qu’on a au moins Skype et les réseaux sociaux pour garder le contact

    • Reply unclebens 7 avril 2017 at 1 h 40 min

      Je te rejoins sur la deuxième partie il est Vrai je suis même persuadé quand il sera l’heure de rentrer quelques jours à Marseille je vais profiter mais je suis sur que ca va aussi me faire un choc de me dire Ben ce n’est plus ta vie tu n’a plus tes habitudes etc

  • Reply Véronique 6 avril 2017 at 12 h 28 min

    Bonjour Ben,
    En décembre dernier je t’écrivais sur insta pour te demander d’où venait ta joie de vivre et te confiait qu’après 6-7 mois passés à Montréal il m’était difficile de m’enthousiasmer comme toi.
    Oui moi aussi j’ai eu le mal du pays, moi aussi ma famille me manquait, moi aussi j’en ai pleuré. Et tu sais, en janvier tout a disparu. Pourquoi?
    Parce que j’ai eu l’occasion de rentrer à Paris pour les fêtes de fin d’année et j’ai réalisé à quel point j’avais réussi à reconstruire ma petite vie à Montréal: un travail, des amis, des activités. Et pour cela j’en étais fière.
    Ce message pour te dire que je te comprends parfaitement ton ressenti.
    Comme tu m’as dit un jour: il suffit de sourire à la vie et se dire qu’il y a pire que nous et tu verras la vie autrement !
    Bisous

    • Reply unclebens 7 avril 2017 at 1 h 42 min

      Je me souviens très bien et comme je t’avais répondu je garde le sourire au quotidien mais dès qu’il arrive une phase dure dans ma vie je n’hésite pas à la vivre à l’accepter pis de l’effacer pour mieux repartir ❤️❤️

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